Mardi 6 octobre 2009

Photo de Franck Peron-Brion : "Dentelles de brume sur le lac d'Eguzon".

Quelle est belle la nature avec ses premières couleurs changeantes en ce début d'automne autour du lac de Chambon près d'Eguzon à l'extrême sud du département de l'Indre !
Belle pour le grand plaisir des Amis du Randonneur qui répondent là à l'invitation de Dame Geneviève. Ce sont les retrouvailles des Amis d'Orléans, de Toulouse, de Poitiers, du Vendômois, du Val des châteaux, du Berry et un Thouarsais venu à bicyclette...

La journée du samedi est consacrée à une découverte du très beau village de St-Benoît-du-Sault, en pleine révolution pour une histoire d'aménagement de son centre historique et d'une votation contre la privatisation de La Poste qui voit nombre de randonneurs à bicyclette participer au vote...

Cette première journée nous permet aussi de découvrir les petites routes très vallonnées d'un parcours recherché sur la carte IGN au 25 000ème... C'est dire si toutes les courbes de niveau ont droit à notre visite... afin de jeter un coup d'oeil au loin, là-bas au fond de la vallée...

Ceaulmont nous accueille pour la collation de midi, aux pieds de sa belle église. Nous découvrons ensuite les fresques contemporaines de l'église du Menoux qui ont dû fâcher bien des paroissiens... mais, Monsieur le curé et l'artiste Georges Carrasco ont résisté aux attaques des fidèles ! C'est très original et surprenant dans une église !




Nous rentrons par la vallée de la Creuse, les ruines de Châteaubrun et le Pont-des-Piles après une ultime grimpée comme pour nous rappeler les ondulations du relief.

Ce dimanche, le ciel est ennuagé lorsque nous descendons (si, si...) afin de découvrir le barrage et l'usine hydro-électrique du Lac de Chambon. Une petite route, entre les deux Creuse, nous conduit au-dessus du village de Fresselines, célèbre par ses artistes : le poète et musicien Marcel Rollinat  et le célèbre peintre Claude Monet entre autre, où nous découvrons aussi le château de Puyguillon sur la colline.






Après le pique-nique, nous gagnons Crozant, joli village dominant les méandres de la Creuse. Un long arrêt nous permet d'apprécier l'église et le château, certes en ruines, mais tellement photogénique au-dessus de la rivière.

Pour revenir au lac de Chambon, le tracé de la randonnée nous oblige à dépenser quelque énergie... Dame Geneviève ne nous épargne rien, nous boirons les courbes de niveau jusqu'à plus soif (de grimpées) mais il est vrai d'écrire que l'on aime ce genre d'exercice.

Merci Geneviève pour ce beau week-end au pays de la châtaigne.

Texte et photos de jp cancé.

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Mardi 22 septembre 2009
Le Randonneur est une revue d'audience nationale qui permet plusieurs fois l'an de découvrir notre beau pays en proposant dans son calendrier des "rencontres" pour ses nombreux abonnés.

Ainsi, pour "cette échauffourée" (rencontre ainsi dénommée entre gueux Picto-charentais et  nobliaux du Centre) de l'association des Amis du Randonneur, c'est à Airvault, dans les Deux-Sèvres, que Messires Patrice et Paul, deux gueux de la contrée, ont lancé une invitation à découvrir la vallée du Thouet.
Les participants viennent de fort loin, même du Pays des châteaux,  en Val de Loire Blaisois, avec, à leur tête, un déjà beaucoup trop vieux Marquis de Montpercher, juché sur sa randonneuse jaune et verte, chargée de grosses sacoches, prêt à pourfendre l'ennemi... enfin, le croit-il !


Il fait, cependant, bonne figure, surtout en troisième mi-temps... tout en restant très discret se sentant bien trop seul s'il y a quelques manoeuvres mesquines des gueux Picto-Charentais !

La troupe visite, à petite vitesse, la vallée du Thouet et ses jolis villages fleuris en gagnant la ville de Thouars où banquet est donné en le château du gueux Patrice. Celui-ci tente bien de noyer le poisson de Loire mais le Marquis sait se tenir et ne bronche point à la couardise liquide imposée...


Après collation, une voie cyclable permet à chacun de juger les forces en présence en longeant le Thouet. Mais, un groupe de vendangeurs oblige à un arrêt photo.




A Sainte Verge, la bien nommée... nos amis passent tout droit, raides comme la justice, pour se rendre à Oiron rendre visite au château et sa belle collégiale. A Saint-Jouin-de-Marnes, une visite de l'abbatiale est proposée...

De retour à Airvault, près de la halle restaurée, l'abbatiale nous accueille pour une nouvelle visite... à croire que les gueux Picto-Charentais veulent nous faire prendre robe de bure et chapelet... avant de regagner le camping pour cette première journée toute ensoleillée malgré les dires de Météo-France !

Ce dimanche matin, le plafond est bas et menaçant, mais nous sommes hommes ou femmes courageux devant l'éventualité d'une averse... Tiens, une hypogée (en fait, un tombeau souterrain) nous arrête pour jeter un regard intéressé. Après maintes tergiversations, nous voilà à l'entrée de Parthenay... le Marquis fulmine car il a l'estomac dans les talons... enfin, le théâtre en plein air, près du musée, accueille les randonneurs pour le pique-nique.

Une visite de cette ville chargée d'histoire s'impose, entre Porte Saint-Jacques et ses pèlerins, église Sainte-Croix et Citadelle...
Le retour est effectué par la voie verte d'une ancienne voie ferrée déposée pour le bonheur des cyclistes avec moultes chicanes comme pour amuser gueux et nobliaux.


A Fénéry, un gueux se fait remarquer par une crevaison non programmée devant l'ancienne gare. Les cyclistes contournent, au fil des petites routes empruntées, bien des nuages menaçants prêts à se répandre sur le dos de la petite troupe. Mais, le retour au camping s'effectue "au sec" comme pour contrarier définitivement Météo-France, oiseau de mauvaise augure !




Un week-end, comme nous les aimons, fait de belles balades et de moments conviviaux... pour le moins "épineux" ...

Grand Merci aux gueux Picto-Charentais pour cette belle "échauffourée" en leur pays. Nous reviendrons...

Texte et photos du nobliau Marquis de Montperché.

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Mardi 15 septembre 2009
En 2008, le regretté Bernard Sieur a mis en projet cette "rencontre" sans qu'elle puisse être organisée à la suite de sa maladie. En 2009, après le départ de Bernard, son ami Alain Thivrier a repris le dossier et nous a offert, les 12 et 13 septembre derniers, une belle "rencontre" en Berry, autour de St Amand-Montrond.

Nous sommes nombreux à répondre à l'invitation d'Alain ce vendredi soir 11 septembre où nous nous retrouvons au camping municipal. Les retrouvailles se fêtent autour d'un verre de l'Amitié et autour d'un bon dîner afin de raconter, ici et là, l'été de randonnées que chacun vient de vivre...

La nuit est courte mais c'est sous le soleil, accompagné d'un petit vent aigrelet, que nous prenons le départ de la randonnée du jour. A Marçais, un café est le bienvenu pour réchauffer les corps. Pierre en a profité pour se perdre, dépourvu d'itinéraire qu'il était, à moins que quelques jolies fleurs aient attiré l'objectif du photographe...


Nous rencontrons, à Morlac, le méridien de Paris, et son explication sur le système métrique, comme quoi une simple randonnée peut permettre de nous cultiver.






C'est à Lignière, sous sa vieille halle, que nous déjeunons de concert avant de nous faufiler dans les rues de la ville pour découvrir le château.








En chemin, se présente à nous le château de l'Ile, privé certes mais très photogénique.









Nous parcourons les petites routes pittoresques de ce Berry du sud où nous nous sentons en sécurité. Les "bouchures" forment des haies protectrices pour ralentir le vent.

En soirée, tous réunis, une petite cérémonie pleine d'émotion nous permet de rendre hommage à Bernard Sieur en présence de son épouse Josiane.



Le dimanche 13 septembre, direction Epineuil-le-Fleuriel, village à la célèbre école musée d'Henri Alain-Fournier, l'auteur du Grand Meaulnes.

Mais, avant, un "Centre de la France" s'offre à nous à Saulzais-le-Potier, capitale du grès rose magnifiquement fleurie.








Derrière l'école "musée" d'Epineuil-le-Fleuriel se trouve le jardin de l'instituteur, Monsieur Seurel... Il nous accueille pour un joyeux pique-nique de midi sous les arbres du verger.

Nous effleurons la superbe forêt de Tronçais avant de pénétrer dans le village de Braize capitale de l'âne Bourbonnais. Bientôt, devant nos roues, se dresse le château d'Ainay-le-Vieil, petit Carcassonne du Berry.



En longeant le canal de Berry, nous croisons les ruines gallo-romaines de Devant-la-Groutte et son théâtre.
Le chemin de halage, de part et d'autre du canal, nous permet un magnifique et doux retour au camping.



Merci Alain, pour ce sympathique week-end en Berry.

Texte et photos de jp cancé.

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Mardi 8 septembre 2009


Cette année, l'association informelle "Gévaudan Oxygène" a convié ses amis à Aumont-Aubrac, du 27 août au 03 septembre 2009. Au fil des jours, ils sont entre douze et seize randonneurs à bicyclette à découvrir cette superbe région de France, entre Aubrac et Margeride.



Comme à chaque fois, l'ami Jean Llacer a concocté les itinéraires de fort belle manière en recherchant les petites routes pittoresques
et les courbes de niveaux afin de faire apprécier un relief très vallonné.

Une nouveauté est proposée cette année avec une sortie pédestre pour aller à la rencontre des pèlerins de Compostelle parcourant le GR 65 et le GR du Tour de l'Aubrac. Cette jolie balade permet à quelques uns de rêver tout haut à un prochain départ du Puy-en-Velay à destination de Saint-Jacques-de-Compostelle...

Des visites de jolis villages aux églises remarquables, véritables paquebots de pierres, nous sont données à admirer à Fau-de-Peyre, Nasbinals, Fournels, St Urcize, Rimèze, les Estrées, St-Alban-sur-Limagnole, St-Denis-en-Margeride en particulier.

























Des croix, nombreuses, jalonnent nos parcours comme pour bien nous indiquer que nous croisons à plusieurs reprises le chemin de pèlerinage en direction de St-Jacques-de-Compostelle
.






Chasseurs de cols nous sommes, chasseurs de cols nous restons... pour collectionner, que dis-je "engranger" nombre de cols parmi lesquels : les Trois Soeurs, la Croix de Bor, la Baraque des Bouviers, des Issartets (au pont enjambant l'autoroute), de Montruffet, des Quatre Chemins... seul le col de la Barte  échappe à notre folie collectionneuse, ce sera pour une prochaine fois !


Le clou de la semaine reste, cependant, la visite des loups du Gévaudan à Ste Lucie. Il y a là, en semi liberté sur plus de 25 hectares, plus de 100 loups ... Le loup, magnifique animal dont la vie sociale est très élaborée, a fait cauchemarder, à tort d'ailleurs, les nuits de bien des enfants. On y trouve des loups de Pologne, de Sibérie, de Mongolie, du Canada entre autre, réunis dans des parcs bien séparés. Notre visite commentée est conduite par un homme très qualifié qui nous communique sa passion pour cet animal remarquable.

Cette semaine, entre Aubrac et Margeride, a permis de récolter nombre de souvenirs dans une région très attachante, calme, superbe, où le touriste est rare en cette période de l'année, aux paysages magnifiques, aux vieilles pierres remarquables...  et tout cela dans une ambiance de grande Amitié...

Nostalgie, quand tu nous tiens !

Texte et photos de jp cancé

JETEZ UN COUP D'OEIL A L'ALBUM PHOTOS : GEVAUDAN-2009...






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Lundi 20 juillet 2009
Messire le Comte de St Denis (Luc) et son compère Monsieur le Marquis de Montpercher (Jean-Pierre) avaient imaginé, l'hiver dernier, devant un bon feu de bois et un verre d'alcool (un seul ?), de rallier Thonon à Trieste en raflant au passage nombre de cols à plus de 2 000 mètres afin de "gonfler" leur collection... Mais, ils se heurtaient, à leurs yeux, à deux problèmes d'importance : le retour de Trieste, tout là-bas à la frontière de l'Italie et de la Slovénie, en train, avec les vélos et les bagages et, accessoirement, les 200 derniers kilomètres de l'itinéraire dans la circulation automobile italienne intense pour le moins. Ce qui, d'évidence, ne les motivait pas trop !

C'est alors que Messire de St Denis, grand penseur de qualité devant l'éternel,  un travail comme un autre, eut l'idée de proposer un aller-retour Chamonix-Le Stelvio. Leur ami commun, Jean Llacer, le Prince de l'Asclier, mis au courant du projet, se proposa de concocter un parcours taillé à leur mesure, connaissant bien les lieux car les ayant visités en 2001 avec son épouse Reine.

Il fut convenu, pour des raisons pratiques, de partir de Vallorcine, village situé au-dessus de Chamonix, et après une recherche de très haute importance, Messire de St Denis, proposa de gravir quelque 22 cols à plus de 2 000 mètres se trouvant sur le parcours choisi, ou à proximité, de quoi satisfaire leur collection mais aussi de nuire à leur intégrité physique...

... Le lundi 29 juin 2009, nous sommes à pied d'oeuvre au très agréable Camping des Montets à Vallorcine et, après avoir confié notre véhicule au responsable des lieux comprenant tout l'enjeu, le mardi 30 juin, au petit matin, nous prenons la route, chargés comme des baudets de 35 kg chacun de bagages fixés à nos bicyclettes de randonnée...

La suite s'annonce pour le moins coriace... La montée du Col de la Forclaz, une fois la douane Suisse passée sans encombre, nous permet de goûter, pour la première fois, à l'effort intense nécessité pour propulser notre engin de transport provoquant une sueur abondante dégoulinante... et ce n'est pas fini !

Martigny et ses coteaux vignerons nous font apprécier un peu de la platitude de la plaine de fond de vallée dans sa monotonie tout en cherchant l'itinéraire cycliste de "la Suisse à vélo" difficile à cerner pour nous nouveaux venus chez les Helvètes, avant d'arriver en trois jours au pied d'une première escalade afin de nous hisser à Gletsch... Jean Llacer nous avait prévenu "qu'il n'y aurait pas de problème de logement"... avec les cinq maisons du hameau, nous avons quelques sueurs froides avant de trouver une chambre dans l'immense hôtel des glaciers comme pour nous rassurer sur notre sort !


L'après-midi, délestés des sacoches laissées à l'hôtel, nous entreprenons l'escalade du premier 2 000 de la série, le Grimselpass et ses 2 165 m. Nous comprenons alors qu'il faudra compter avec la circulation automobiles et, en particulier, avec les hordes de motos qui effectuent la même visite que nous en se baladant de col en col, dans un bruit d'enfer et, trop souvent, en ne respectant pas les autres utilisateurs de la route... On fera avec pendant tout le voyage !
Le Grimselpass vaincu, nous prenons la petite route à sens unique qui grimpe à l'Oberrar afin d'admirer de beaux glaciers... quelque peu amaigris... La haute montagne est  cependant magnifique !

Nous sommes, déjà, le 3 juillet, le Furkapass (2 431 m) nous voit passer en trombe... ou presque... en surplombant son petit train à vapeur qui s'époumone dans le fond de vallée.








L'auberge de jeunesse de Hospental nous permet de poser les sacoches avant d'entreprendre la montée au St Gotthardpass (2 098 m) via l'ancienne route pavée... nous sommes, momentanément, en Italie. Deux autres cols : le Bassa Della Sella (2 138 m) et le Passo Scimfuss (2 238 m) complètent la collection du jour... la forme physique est là, nous mangeons bien et les nuits sont réparatrices avec des couchers vers les 20 h 30'....

Après être passés par Andermatt, le samedi 4 juillet nous voit confrontés au Sustenpass (2 224 m) et son tunnel sommital avant de pique-niquer au Sustenpass Höhe ((2 264 m). La descente nous fait assister à un accident très grave entre une moto fauchant deux cyclotouristes qui ne demandaient rien à personne... ambulances, hélicoptère, pompiers, police... Notre moral en prend un sérieux coup !
De retour à Andermatt, nous visitons la ville et sa magnifique église baroque avant de rentrer sur Hospental.

Le dimanche 5 juillet, partis tôt, nous admirons les très jolis trains suisses en montant l'Oberalppass (2 044 m) et le col muletier du Pass Tiarms (2 150 m). La vallée nous permet, par un itinéraire cyclable, de rejoindre l'étrange ville, qualifiée de ville fantôme par le Marquis, de Landquart en suivant le Rhin. 128 km au compteur pour cette étape de transition.

Le lundi 6 juillet, la pluie nous accompagne jusqu'à Davos... le G8 ne nous a pas attendu, dommage, nous avions beaucoup de choses à leur dire aux grands de ce monde... La Flüelapass et ses 2 283 m permettent de nous réchauffer car la pluie a fortement abaissé la température...

Notre arrivée dans le joli village de Susch nous réconcilie avec Dame météo et le soleil revenu.

Mardi 7 juillet... Surprise, la pluie est là de bon matin, mais rend les armes rapidement devant notre détermination à grimper l'Ofenpass (2 149 m) avant d'arriver à Prato Allo Stelvio. Nous sommes en Italie. Dans la soirée, l'orage se déclenche soudainement, nous laissant entrevoir beaucoup de difficultés pour le lendemain... il neige sur le Stelvio... Nous sommes à 950 mètres d'altitude !

Mercredi 8 juillet, c'est le grand jour... Tout là-haut, enneigé, nous apercevons le sommet du Stelvio,  la Cima Coppi et ses 2 757 m... le but de notre voyage par sa route prestigieuse, le côté "royal" et ses "48 tornantes" !
A 6 h 30, nous approchons du monstre... Bientôt, un panneau devant nous,  dans une épingle à cheveux : il est indiqué "48ème tornante"... ça promet !
La montée du Stelvio est un pur bonheur, tout nous semble facile concentrés que nous sommes. Dans les derniers kilomètres, nous rencontrons la neige et le chasse-neige a fait son travail avant notre passage. Il est 11 h 10' lorsque le sommet est atteint sous une ovation de la foule... en délire... ou presque !
5°4, l'atmosphère est pour le moins froide. C'est, couverts  chaudement, que nous redescendons vers Livigno où nous arrivons fourbus après avoir escaladés le Passo Di Foscagno (2 291 m) et le Passo d'Eira (2 208 m) 84 km dans les jambes. Nous sommes heureux de notre journée ! Ce soir, l'hôtel est luxueux !


Ce 9 juillet, nous quittons Livigno par la jolie route permettant d'accéder au col Forcola Di Livigno (2 135 m) puis, le Passo Del Bernina (2 307 m). St Moritz et sa richesse économique sont traversés en trombe, pas de temps à perdre dans un tel paradis pour nous autres nobliaux. Nous terminons la descente à l'entrée de la chaude ville de Chiavenna... à 350 m d'altitude...

Vendredi 10 juillet, le Splügenpass (2 115 m) et ses trop nombreux tunnels et pare-avalanches, dangereux pour notre sécurité, nous permet en 30 km et 5 heures de l'escalader... C'est, à nos yeux, le col le plus dur de notre voyage !  La montée du San Bernardino (2 065 m) s'est faite rapidement en s'amusant à écoeurer quelques cyclistes "allégés" passant par là...  quand la forme nous tient, nous devenons irrésistibles... si, si !

L'étape de transition du 11 juillet nous a conduit à Airolo. Elle ne nous a pas laissé de grands souvenirs, sinon beaucoup de circulation, une vallée triste enfermant une ligne internationale de chemins de fer et une autoroute.

Le samedi 12 juillet, confrontés aux automobiles et aux hordes de motos, nous gravissons le Nufenenpass (2 478 m). Dans la descente, nous allons chercher le Griespass (2 479 m) dans la neige avant de gagner le village de Ulrichen et ses superbes vieux chalets jouant les équilibristes sur leurs pierres plates. Nous descendons ensuite sur Fiesch et sa superbe auberge de jeunesse déjà visitée à l'aller.

Lundi 13 juillet, nous rejoignons Brig, à 20 km, pour prendre le train à destination de Martigny et raccourcir les 79 km les séparant. Nous avons pris cette décision pour ne pas refaire la vallée sans saveur où nous avions eu, à l'aller, tant de peine à trouver l'itinéraire cycliste pour éviter la route nationale... La montée du col de la Forclaz sous une chaleur éprouvante a sonné la fin du voyage et apporté une satisfaction partagée d'avoir réalisé un rêve éveillé... plein les yeux de belle nature et ses merveilleux paysages, de cols, de glaciers, de chalets fleuris, de villages au charme fou, de..., de...

Arrivés à 16 heures au camping des Montets à Vallorcine, nous avons retrouvé notre véhicule. La journée du 14 juillet a été consacrée à la récupération, farniente et lecture, avant de reprendre la route du retour...





Pour conclure, quelques impressions de voyage :
Nos amis Suisses sont extrêmement sympathiques dès lors qu'ils ne sont pas dans leur automobile. Ils aiment à rouler "décapotés"... dans de grosses cylindrées  allemandes ou italiennes et le cycliste, fût-il chargé comme un bourricot, est un gêneur. Nos amis italiens sont égaux à eux-mêmes, c'est à dire Italiens donc volubiles, bruyants... Nous n'avons pas rencontré de problèmes de langues, multilinguistes que nous sommes... avec les mains !

Nous conseillons de ne pas circuler les samedis et dimanches pour un tel voyage afin d'éviter toute confrontation avec les hordes (en groupe de 10, 20, 30) de motos teutonnes et profiter de ces deux journées pour s'accorder un repos mérité.
Cet itinéraire n'est pas à la portée de tout le monde par sa difficulté... Entamer une bonne réflexion avant... et s'entraîner quelque peu.
26 cols dont 22 cols à plus de 2 000 mètres, 20 946 m de dénivelée positive au compteur de Messire de St Denis, les cols à plus de 2 000 mètres non inscrits dans ce texte étaient tout simplement pris dans le sens de la descente... ce sont les plus faciles donc inutile d'en parler... près de 1 100 km au compteur du Marquis... de nombreux litres de sueur donc boire beaucoup... d'eau ! Deux crevaisons à déplorer, une chacun !

Quelques bonnes adresses à favoriser sur le parcours :
Avant toute chose, le Camping des Montets à Vallorcine : superbe, agréable, calme, avec de nombreux randonneurs pédestres pour partager des idées de randonnées, un lieu de villégiature où retourner...
L'auberge de jeunesse de Fiesch : superbe et celle d'Hospental : bien dans la tradition ajiste.
L'hôtel des Glaciers à Gletsch, l'hôtel Steinbock dans le joli village de Susch, l'hôtel Montana à Pratto Allo Stelvio... en particulier s'il faut faire un choix de préférences.

A votre disposition pour vous parler de ce superbe voyage...

VISITEZ L'ALBUM PHOTOS : De cols en glaciers 2009...

Texte et photos de jp cancé.


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