Une "Rencontre" des Amis du Randonneur s'est tenue au Camp du Drap d'Or de Loches ce premier week end de mai...
Nous avons reçu une longue missive d'un des Capitaines de l'escouade participante de l'Arc Picto-Charentais, que nous portons à votre connaissance... à M. le Marquis de la Tronne et de
Monpercher... et à ses compagnons, Luc et Régis, bien plus haut gradés que lui dans la hiérarchie royale.
Vous eûtes la sagesse d'écarter de vos sentiers guerriers, tous les cochons qui, ces derniers temps,
peuvent même déclencher des fièvres malignes. Vous fûtes à deux doigts de ne point réussir à l'aube du 3ème jour sur le champ de bataille de Génillé, l'ennemi était assez nombreux et
légèrement équipé, fort heureusement, après la rude bataille de la veille à St Sénoch, nous adoptions la position de la tortue longuement enseignée par nos ancêtres gaulois enrôlés dans les
légions romaines, plus rien ne pouvait nous atteindre, même pas les éoliennes.
Même Maurice et sa sagesse légendaire se gaussa de l'obstacle et atteint Mon trésor sans une ride, sans un
rictus. Les macarons étaient à nous.
A l'évidence, avec vos quelques compagnons vous transformâtes les ondées et la rosée en charmantes pluies de bulles pétillantes et autres moelleux breuvages, aux noms oniriques, Touraine,
Vouvray, Montlouis... (vous allâtes même jusqu'à Jurançon), dont nous fîmes il est vrai consommation avec politesse et bonne figure. Pourtant, vous ne pûtes vous empêcher d'essayer de nous
expédier ci-devant avec une eau de mort parfumée à la prune, à Chemillé, mais votre rouerie légendaire fut déjouée et nos gosiers ont rigolé.
Si mon brave destrier grinça un peu dans quelques ripés, soyez assurés qu'il ne s'agissait point de fatigue ou
de lassitude, encore moins d'ennui ou de tristesse, seulement une ruse pour que tout un chacun entende le Baudet-railleur, qui ne manqua point de se moquer.
Moi le gueux ne suis point peu fière des troupes d'Aunis, de Saintonge et du Poitou, ils ne manquèrent point ni
de courage, ni de bravoure et se montrèrent des pèlerins participatifs quelque fut le terrain proposé...
La première journée fut rude nous le convenons, un accueil engagé, dans la bonne voie s'entend, de Chenonceau nous nous souvenons d'un pique-nique royal... De l'orée d'une forêt à la lisière
d'une autre nous comprîmes que l'histoire du loup était une légende, venant de renégats qui se targuent d'avoir tué la bête du Gévaudan, ce ne fut point une surprise.
Les fleurs de toutes les couleurs sur les fonds verts d'une végétation éclatante et les jaunes de colza qui nous titillaient les narines auraient pu suffire à notre bonheur, pour cheminer de
coteaux en vallons.
Rive gauche du Cher à Chenonceau (Photo jpc) 
La seconde journée commença au cri de guerre de Nerra, des gueuses nous abordèrent... ils font bien les choses à l'office de tourisme, mais les châteaux rencontrés nous parurent bien
pacifiques et les chapelles et églises visitées ne sonnèrent point le tocsin. La biquette sut nous attendrir le palais de son petit fromage bien affiné que nous accompagnâmes d'une goutte de
Chinon pour sortir de table, un peu plus motivé. De sieste non point, le temps ne nous en fut pas donné et sur le retour, il nous fallut encore jouter. Heureusement pour nos vieilles jambes la
mise en bière fut salvatrice, et de la cité royale, nous avons pu apprécier la collégiale Saint-Ours, le donjon...
De tout cela nous retenons et espérons que d'autres rencontres se prépareront, en des lieux qui tourneront,
pour ne pas trop fatiguer nos bons sires nobliaus.
Faut-il les remercier de toutes ces souffrances dispensées, et pendant 3 jours endurées ?
A bientôt nobliaus du Centre, du Val-de-Loire et du Berry.
Patrice
le gueux.
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