Le Randonneur est une revue d'audience nationale qui permet plusieurs fois l'an de découvrir notre beau pays en
proposant dans son calendrier des "rencontres" pour ses nombreux abonnés.
Ainsi, pour "cette échauffourée" (rencontre ainsi dénommée entre gueux Picto-charentais et nobliaux du
Centre) de l'association des Amis du Randonneur, c'est à Airvault, dans les Deux-Sèvres, que Messires Patrice et Paul, deux gueux de la contrée, ont lancé une invitation à découvrir la vallée du
Thouet.
Les participants viennent de fort loin, même du
Pays des châteaux, en Val de Loire Blaisois, avec, à leur tête, un déjà beaucoup trop vieux Marquis de Montpercher, juché sur sa randonneuse jaune et verte, chargée de grosses sacoches,
prêt à pourfendre l'ennemi... enfin, le croit-il !
Il fait, cependant, bonne figure, surtout en troisième mi-temps... tout en restant très discret se sentant bien
trop seul s'il y a quelques manoeuvres mesquines des gueux Picto-Charentais !
La troupe visite, à petite vitesse, la vallée du Thouet et ses jolis villages fleuris en gagnant la ville de
Thouars où banquet est donné en le château du gueux Patrice. Celui-ci tente bien de noyer le poisson de Loire mais le Marquis sait se tenir et ne bronche point à la couardise liquide
imposée...
Après collation, une voie cyclable permet à chacun de juger les forces en présence en longeant le Thouet. Mais,
un groupe de vendangeurs oblige à un arrêt photo.
A Sainte Verge, la bien nommée... nos amis passent tout droit, raides comme la justice, pour se rendre à Oiron rendre visite au château et sa belle collégiale. A Saint-Jouin-de-Marnes, une visite
de l'abbatiale est proposée...
De retour à Airvault, près de la halle restaurée, l'abbatiale nous accueille pour une nouvelle visite... à croire que les gueux Picto-Charentais veulent nous faire prendre robe de bure et
chapelet... avant de regagner le camping pour cette première journée toute ensoleillée malgré les dires de Météo-France !
Ce dimanche matin, le plafond est bas et menaçant, mais nous sommes hommes ou femmes courageux devant l'éventualité d'une averse... Tiens, une hypogée (en fait, un tombeau souterrain) nous arrête
pour jeter un regard intéressé. Après maintes tergiversations, nous voilà à l'entrée de Parthenay... le Marquis fulmine car il a l'estomac dans les talons... enfin, le théâtre en plein air, près
du musée, accueille les randonneurs pour le pique-nique.
Une visite de cette ville chargée d'histoire s'impose, entre Porte Saint-Jacques et ses pèlerins, église Sainte-Croix et Citadelle...
Le retour est effectué par la voie verte d'une ancienne voie ferrée déposée pour le bonheur des cyclistes avec moultes chicanes comme pour amuser gueux et nobliaux.
A Fénéry, un gueux se fait remarquer par une crevaison non programmée devant l'ancienne gare. Les cyclistes contournent, au fil des petites routes empruntées, bien des nuages menaçants prêts à se
répandre sur le dos de la petite troupe. Mais, le retour au camping s'effectue "au sec" comme pour contrarier définitivement Météo-France, oiseau de mauvaise augure !
Un week-end, comme nous les aimons, fait de belles balades et de moments conviviaux... pour le moins "épineux" ...
Grand Merci aux gueux Picto-Charentais pour cette belle "échauffourée" en leur pays. Nous reviendrons...
Texte du nobliau Marquis de Montpercher.